J’ai survécu au grand froid canadien

Okay, peut-être que partir fin février à Montréal et s’attendre à n’avoir qu’une ou deux semaines d’hiver avant d’entendre gazouiller les oiseaux et voir les arbres fleurir était un peu ambitieux. Mais même, je ne pensais pas que j’allais avoir si froid.

J’ai eu de la chance, quand je suis arrivée, il faisait chaud, ce qui a facilité la transition. Enfin chaud est égal à plus que zéro de ressenti. La particularité de Montréal est que l’on ne peut se fier qu’à la température ressentie. Quel moment délicieux lorsque que tu te réveilles, qu’il fait grand beau, que tu checkes la température sur ton téléphone – -3 degrés, ça va encore – et qu’en pointant le bout de ton nez dehors, tu te prends une rafale à 35 km/h, balayant tous tes espoirs d’un coup en te glaçant sur place. Ô désespoir quand tu nous tiens.

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« Oui mais tu as qu’à t’habiller », certes. Ça pourrait être une bonne idée. Mais pour ma défense, je peux vous dire que premièrement je suis tout de suite moins stylée en vêtements thermiques, grosses bottes et bonnet (ce qui, en plus, ne me va pas du tout, mais alors du tout). Et de deux, je suis passée par le stade du déni. J’ai décidé que j’allais m’habiller comme je voulais peu importe le temps dehors. Au milieu de ma deuxième semaine ici, j’ai donc mis une jupe. Grossière erreur. Erreur de débutante même. Le pharmacien mort de rire m’a indiqué où je pouvais trouver du sirop pour la toux, des mouchoirs et bonbons en tout genre. Ha. Ha. Ha. J’ai dû me résigner au fait que le froid était plus fort que moi (quoi ? J’avais encore de l’espoir) et commencer à ajouter des couches pour… survivre.

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Les puristes – ou Montréalais – me diront « Ma chérie tu es bien gentille, mais la grande vague de froid et ses -40 de ressenti était passée quand tu es arrivée ». Encore heureux ! L’expérience d’un ressenti de -22 à Québec City lors d’un week-end m’a largement suffie, merci. L’impression d’avoir froid dans chaque partie de ton corps, le vent qui te transperce ou le fait de ne plus sentir ses extrémités, super. Sans compter la sensation d’être Voldemort tellement ton nez est gelé et d’être aveuglée toutes les dix secondes parce que chacune de mes respirations embuait mes lunettes de soleil. Très peu pour moi. Croyez-moi, à ce moment-là, j’aurais tout donné pour être aux Bahamas. Bon la ville était jolie. Au moins ça.

 

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Certes, en rentrant mi-avril je n’aurais pas expérimenté le printemps montréalais et sa célébration, les terrasses et les robes d’été. Mais l’hiver était… intéressant. En plus, je pourrai le raconter à mes petits-enfants quand le réchauffement climatique sera passé par là. Par contre, il y a intérêt que ma chère Suisse m’accueille avec du soleil et minimum 15 degrés. Sinon, je pars vivre aux Bahamas.

Tout ça pour vous dire que si j’ai survécu au grand froid canadien, vous pouvez aussi le faire. Montréal est tellement jolie sous la neige, cela ajoute à son charme. C’est à voir une fois dans sa vie. J’en profite pour saluer les Montréalais, qui ont toute ma considération, parce que chaque année, ils supportent cinq mois d’hiver. Alors promis, je ne me plaindrai plus de notre petit hiver suisse. Ou seulement un petit peu.

 

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